Après avoir accueillie Charlotte, j'ai de nouveau reçu la visite de Tobias et Michael.
Deux jours de délire, de crêpes, de Friends, de jeu de cartes... que du bonheur quoi! En plus, ça m'a permis de continuer ma découverte de Prague.
Nous sommes d'abord allé au musée consacré à Frank Kafka: en apprendre plus sur cet auteur
emblématique de Prague m'a donné envie d'approfondir mes lectures. 1883-1924, né à Prague au sein d'une famille juive, Franz Kafka écrit en allemand. Le musée exposait notamment des photos de
Prague à son époque, et le trajet qu'il faisait pour aller à l'école... c'est particulier de voir en noir et blanc des bâtiments que je croise presque quotidiennement. On a pu constater les
aménagements au sein de la ville: par exemple, le tram passait au milieu de la Place de la Vieille Ville (Staroměstské Náměstí) alors que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Franz Kafka a
également été employé dans plusieurs compagnies d'assurance et c'est sûrement ce contact direct avec la bureaucratie qui va lui inspirer ses écrits sur le "déracinement de l'homme moderne". Kafka
est vraiment torturé: entre son identité juive, qu'il ne sait pas trop comment définir et le fait d'écire en allemand alors qu'il est tchèque vivant à Prague lui posent problème... un vrai
problème kafkaïen!
Ensuite, malgré le froid et la pluie, une marche à travers Prague s'imposait!
D'abord, arrêt sur le pont Charles.
"C'est pas choupinou ça?!"
Puis, on a joué les touristes à Malá Strana
(avec dans le fond l'église St Nicolas).
Une atmosphère qui fait déjà penser à Noël!
On est ensuite monté jusqu'au Château (Hrad) et on a assisté (totalement par hasard) à la relève de la garde.
C'était marrant, si ce n'est les 50 autres touristes attroupés tout autour et les cris d'admiration des japonais. Et puis, les soldats qui doivent rester sans bouger des heures dans le froid de la nuit ne doivent pas spécialement apprécié ces photos intempestives!
Alors qu'à gauche les garçons admirent la cathédrale St-Guy (on les aperçoit à peine, il faisait presque nuit!)...
... à droite vous pouvez à nouveau constater la faute de goût architecturale de l'obélisque et du petit palais.
A défaut de créer une unité, c'est original.
Ensuite, nous sommes allés dans "la ruelle d'or" (Zlatá ulička). Son nom vient du fait que les alchimistes de l'Empereur Rodolphe II y habitaient, au XVIème siècle. Frank Kafka y a lui-même habité à la fin de sa vie. Ces petites maisons abritent aujourd'hui presque toutes des commerces en tout genre: magasin de musique, de parfums ou de vaisselles.
Pour moi, c'est une partie un peu magique de Prague!
*Mon German Duo et moi*
Et puis, dans notre descente vers la ville, nous nous sommes une fois de plus arrêtés pour contempler Prague. D'une fois sur l'autre, c'est très différent mais toujours aussi magnifique... Je vous laisse sur ces images dont je ne me lasse décidément pas! Ať žije Praha!
Le coin placard/guitare/radiateur/télé/étagère/piano.
Le parti de droite (Občanská Demokratická Strana, ODS,
soit Parti démocratique civique) ne détient la majorité à l'Assemblée Nationale que grâce à une coalition avec le Centre et les Verts. Récemment, beaucoup de sujets ont fait l'objet d'importants
débats dans le pays et ont fragilisé le gouvernement, dirigé par le Premier Ministre Mirek Topolánek.
Tout ceci explique que la gauche (Česká strana sociálně demokratická, ČSSD, soit
Parti social-démocrate tchèque) ait largement remportée les dernières élections. Ainsi, elle a remporté les 13 régions et 22 des 26 sièges sénatoriaux en lice cette année (le renouvellement
du Sénat se fait par tiers tous les deux ans). Notons en plus un taux de participation autour de 40%, score très élevé pour des élections régionales et sénatoriales. Cette victoire est totalement
inédite : Václav Klaus, le Président de la République, pourtant membre de l'ODS, est quand même allé jusqu'à parler "d’effacement d’un parti politique de la carte" à la
télévision. La gauche se trouve donc en position de demander un changement de gouvernement; cependant la motion de censure n'a pas été votée par suffisamment de députés pour renverser Mirek
Topolánek. Mais le Premier Ministre, qui est aussi le Président de l'ODS, ne sera probablement pas réélu lors du Congrès de son parti début Décembre. Une modification qui risque
cependant d'être insuffisante pour rétablir la stabilité au sein de la coalition gouvernementale.
Les médias, français pour la plupart, sont même allés jusqu'à émettre des
doutes sur la capacité du pays à présider l'Europe. Pour calmer les tensions montantes entre Paris et Prague, Nicolas Sarkozy s'est senti obliger d'inviter le Premier Ministre tchèque à déjeuner
le vendredi 31 Octobre. Il semble que les deux dirigeants soient arriver à un accord, et à quelques mesures concrètes: ainsi, un observateur tchèque sera désormais invité aux réunions de la zone
euro. Mirek Topolánek se veut rassurant, notamment concernant la ratification prochaine du traité de Libsonne par le Parlement tchèque, et définit son parti non pas comme eurosceptique,
mais euroréaliste.